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Patrimoine 

Eglise Saint Albin



Ce qu'il faut savoir...


(vitraux : Is. M.H. 21 décembre 1987)

Cet édifice de style néo-gothique, construit de 1929 à 1932, est l’œuvre des architectes Mulard et Marc Corkell. Il est orné d’un important ensemble de vitraux financés par les fidèles et exécutés vers 1932 par G. Janin. Le Maître d’œuvre du décor vitré fut l’abbé Jules Corroyer, curé actif et dévoué qui dirigea la paroisse de 1911 à 1961. On le trouve représenté en Bon Pasteur sur un vitrail réalisé ultérieurement et situé au mur ouest du transept nord (baie 5). Le programme iconographique est consacré à la personne du Christ et à ses enseignements ; chaque scène est accompagnée d’une citation tirée des évangiles. Un vitrail fait toutefois exception. Dans le transept, face à la Crucifixion qui occupe le mur sud, la grande verrière du mur nord retrace le martyre de la sainte locale, sœur Cordule. Née à Sailly en Ostrevent le 23 avril 1750 sous le nom de Jeanne Louise Barré, celle-ci avait fait profession chez les Ursulines le 20 janvier 1777. La scène représente sa décapitation à Valenciennes avec dix autres de ses compagnes le 23 octobre 1794. Sa béatification ordonnée par Benoît XV le 13 juin 1920 donna lieu à une grande fête organisée dans la commune le 1er mai 1921. Baie 0 : buste du Christ ; baie 1 : Christ et la Samaritaine ; baie 2 : Christ donnant l’hostie à un enfant ; baie 3 : Martyre des onze bienheureuses Ursulines de Valenciennes…* ; Baie 4 : Crucifixion ; baie 6 : Discours de saint Pierre (comme la baie 5 signalées ci-dessus, cette verrière est postérieure à la seconde guerre mondiale ; on ne connaît pas l’auteur de ces deux œuvres) ; baie 7 : Jugement dernier ; baie 8 : Parabole du riche et de Lazare ; baie 9 : Jésus chez Marthe et Marie ; baie 10 : Sermon sur la Montagne ; baie 11 : Parabole du jeune homme riche ; baie 12 : Jésus bénissant les enfants ; baie 13, 15 : grisailles ; baie 14 : Entretien du Christ avec Nicodème.



Les vitraux par Georges Janin (1884-1955)


Fils du verrier nancéien Joseph Janin (1851-1910), Georges succède à son père à la tête de l’atelier fondé en 1835 par Victor Hoener. De 1912 à 1921 il est associé à Joseph Benoît, puis les deux hommes poursuivent leurs activités séparément. Le vitrail religieux domine la production de l’entreprise au cours des années qui suivent la guerre. Janin partage avec Benoît et la maison Champigneulles la moitié des chantiers de reconstruction dirigés par la coopérative diocésaine de Meurthe-et-Moselle. Sa contribution au décor vitré des églises du Pas-de-Calais s’inscrit dans une période très courte. De 1930 à 1932, il vitre partiellement ou complètement neuf édifices ; les réalisations les plus importantes sont celles de Bienvillers-au-Bois, Haplincourt et Sailly en Ostrevent. Les commandes proviennent exclusivement du clergé. Janin est avec Jacques Gruber et quelques autres verriers, une des personnalités marquantes du milieu artistiques nancéien. Ses vitraux civils témoignent de recherches originales. Il se livre à des essais d’inspiration cubiste : en 1926 un vitrail d’exposition intitulé Les sept péchés capitaux (Nancy, immeuble privé), montre une jeune femme nue aux formes géométriquement décomposées. Les effets inédits de matière l’intéressent également. Un ensemble de style Art Déco réalisé en 1927-1928 pour le siège de la Fédération patronale des boulanger-pâtissier à Nancy associe aux verres américains, antiques et mécaniques, des morceaux de miroir et des éléments métalliques incrustés dans le plomb. Dans le domaine de l’art sacré, l’artiste se montre plus routinier, soucieux de répondre aux goûts de la clientèle ecclésiastique. Tout au plus se contente-t-il d’introduire dans les motifs figurés des fonds de vitrerie à motifs géométriques, comme à Mercatel et à Haplincourt. Cette production comme celle de J. Benoît s’inscrit dans la mouvance de l’Art Nouveau. Le dessin simplifié des formes qu’accusent les plombs et d’épais traits noirs est le même que celui de son ancien collaborateur. La ressemblance toutefois s’arrête au graphisme. Janin témoigne d’une prédilection pour les compositions calmes et aérées qui tranchent avec les ordonnances complexes, volontiers baroques de son confrère. La principale différence réside dans la gamme de teintes acides employées par Janin, qui procurent aux vitraux une limpidité et une fraîcheur lumineuse incomparable.



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